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[Actualité scientifique] Le CNRS renforce son programme prématuration

[Actualité scientifique] Le CNRS renforce son programme prématuration

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Véritable booster de valorisation pour la recherche, le CNRS renforce son programme prématuration et pourrait tripler son budget à l’horizon 2020.
Preuve de l’efficacité du programme, le concours i-Lab, organisé par le ministère de l’Éducation supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a couronné en 2018 cinq projets ayant bénéficié du programme de prématuration du CNRS, Moiz, Cryodelight, Spinofrin, Treefrog Therapeutics et Exotrail, pour le caractère innovant de leurs technologies. A ce palmarès, s’ajoutent les deux projets lauréats du Concours Mondial de l’Innovation : Oncofactory et Damae Medical. Ces résultats illustrent bien le rôle majeur d’aiguillon et d’initiateur du programme de prématuration du CNRS. « La prématuration sert de catalyseur pour sortir les idées du laboratoire, explique Olivier Bourgeois à l’origine du projet Moiz. Elle permet de clarifier les idées et montrer la preuve de concept. C’est un secteur de financement nécessaire qui n’est aujourd’hui occupé par personne d’autre. »

Un constat que partage Pascale Senellart, chercheuse à l’origine du projet Cryodelight, né au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N (CNRS/Université Paris-Sud – Université Paris Diderot) et développant des composants pour l’industrie quantique permettant de diminuer les temps de calcul des technologies quantiques optiques par plusieurs ordres de grandeur.

« Grace au programme de prématuration, nous avons aussi suivi une formation à l’entrepreuneuriat qui nous a permis de créer de nouveaux réflexes tels que la réflexion à ce qu’est un client. Nous aimons notre technologie, mais pourquoi le client doit-il l’aimer ? Qu’est-ce qui distingue ma technologie des autres ? Quel est son prix ? »

En 2016 alors que sa recherche sur la brillance des sources de photons donne des résultats spectaculaires qui attirent l’attention internationale, la chercheuse et son équipe, assaillis de demande de collaborations, décident de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. « Il fallait sortir de l’activité de recherche pour stabiliser notre technologie, la rendre plus robuste et plus reproductible », note Pascale Senellart.

Le programme de prématuration leur permet de créer en 2017 la start-up Quandela et de commencer à vendre dans la foulée. Aujourd’hui l’équipe travaille sur une levée de fond pour permettre à Quandela de gagner en autonomie en achetant son propre équipement de laboratoire.

Voir en ligne : Lire l’article sur CNRS La lettre innovation