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[Communiqué de presse] Mystère du plateau tibétain : une altitude de moins de 3 000 mètres, il y a 40 millions d'années

[Communiqué de presse] Mystère du plateau tibétain : une altitude de moins de 3 000 mètres, il y a 40 millions d’années

par Stéphanie Rigault - publié le

Les hauts plateaux tibétains se seraient formés plus tardivement que ce qui était admis jusqu’à présent. C’est la conclusion d’une étude, publiée dans Science le 1er mars 2019, s’appuyant sur des simulations du climat, combinées à des mesures isotopiques de l’oxygène dans des carbonates, menée par des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA/CNRS/UVSQ), en collaboration avec le Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS/ENS Paris/Ecole polytechnique/Sorbonne université), le CEREGE (CNRS/Inra/Aix-Marseille Université/Collège de France/IRD), et les universités de Washington et Stanford.

Le plateau tibétain est un vaste ensemble de hauts plateaux, situé au nord de l’Himalaya, principalement en Chine. Il a été créé à la suite de la collision des plaques indienne et eurasienne au cours du Cénozoïque, il y a environ 50 millions d’années.
D’une altitude dépassant souvent 5 000 mètres, il constitue une des plus grandes structures topographiques de la Terre et il a d’importants effets sur le climat régional et global.
Or la genèse du plateau tibétain, il y a 50 millions d’années, reste encore un sujet de débat.
Pour reconstituer les paléo-altitudes à diverses époques, les chercheurs utilisent
habituellement la méthode de la paléo-altimétrie isotopique, c’est-à-dire la relation
observée entre la teneur relative en oxygène 18 (c’est-à-dire l’isotope « lourd »
minoritaire de l’oxygène, également appelé « 18O ») contenu dans l’eau des
précipitations et l’altitude. Plus l’altitude est élevée, plus la vapeur d’eau est
appauvrie en 18O parce que celui-ci se condense légèrement plus que l’isotope
majoritaire (« 16O »).

© CEA

Voir en ligne : Lire l’article sur le site du CNRS