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[conférence de presse] - programme Beyond EPICA Oldest Ice

[conférence de presse] - programme Beyond EPICA Oldest Ice

par Stéphanie Rigault - publié le

Dans le cadre d’un grand projet de l’Union européenne, des experts de 14 institutions de dix pays européens ont passé trois ans à scruter la glace antarctique, à la recherche du site idéal pour étudier l’histoire climatique des 1,5 million d’années écoulées. Le consortium Beyond EPICA - Oldest Ice, coordonné par Olaf Eisen de l’Alfred Wegener institute du Helmholtz centre for polar and marine research (AWI) à Bremerhaven et dans lequel sont fortement impliqués plusieurs scientifiques de l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE/OSUG, CNRS / IRD / UGA / Grenoble INP), a présenté ses conclusions lors de l’Assemblée générale de l’Union européenne des géosciences (EGU) qui s’est tenue à Vienne du 7 au 12 avril.

Dans le cadre du projet européen EPICA (European project for ice coring in Antarctica), de 1996 à décembre 2004, des chercheurs ont foré jusqu’à 3270 mètres de profondeur dans la glace antarctique à l’emplacement actuel de la station Concordia. À l’aide d’analyses détaillées des carottes de glace obtenues, ils ont pu reconstituer de façon fiable l’histoire climatique des 800 000 dernières années. "À cette époque, il y avait des périodes alternées : de longues périodes glaciaires et des périodes interglaciaires plus courtes, avec un cycle glaciaire-interglaciaire d’environ cent mille ans", explique Catherine Ritz, chercheuse CNRS à l’IGE et coordinatrice des tâches de prospection géophysique dans le projet Beyond EPICA. Grâce aux minuscules bulles piégées dans la glace et contenant de l’air de l’époque où la glace s’est formée, les climatologues ont pu mesurer les concentrations des gaz à effet de serre importants que sont le dioxyde de carbone et le méthane. Ils ont ainsi pu trouver des liens clairs : lorsque le climat de la Terre était froid, il y avait beaucoup moins de dioxyde de carbone et de méthane dans l’air que pendant les périodes plus chaudes.

© Beyond EPICA, Pilote du twin otter PNRA

Voir en ligne : Lire l’article sur le site de l’INSU