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[Actualité scientifique] - La leishmaniose cutanée traitée au moyen de nanoparticules multifonctionnelles

[Actualité scientifique] - La leishmaniose cutanée traitée au moyen de nanoparticules multifonctionnelles

par Stéphanie Rigault - publié le

La leishmaniose cutanée, causée par plusieurs espèces de parasites Leishmania, entraîne l’apparition de lésions localisées sur la peau et les muqueuses, pouvant conduire à des complications graves. Grâce à des nanoparticules polymères multifonctionnelles appliquées directement sur la lésion, des scientifiques de l’Institut Galien Paris Sud et du laboratoire BioCIS (CNRS/Université Paris-Sud) parviennent à guérir partiellement les lésions en accélérant la cicatrisation et en réduisant la charge parasitaire. Ces travaux, publiés dans ACS Applied Bio Materials, présentent un moyen efficace et non-invasif de traiter la leishmaniose cutanée.

Selon les dernières estimations de l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un million de nouveaux cas de leishmaniose cutanée sont déclarés chaque année à travers le monde. Sans traitement, la lésion due à un parasite peut guérir au prix de cicatrices profondes et d’une altération de la pigmentation. Mais les substances actives utilisées dans les traitements actuels entraînent des réactions indésirables sévères. Des scientifiques de l’Institut Galien Paris Sud et du laboratoire BioCIS (CNRS/Université Paris-Sud) ont eu l’idée de mettre à profit les propriétés multifonctionnelles de nanoparticules polymères pour concevoir un nouveau traitement sans substance active.

Grâce à leur petite taille et leur caractère amphiphile, ces nanoparticules1 se diffusent à travers la peau infectée et sont capturées par les cellules infectées par les parasites. Les travaux expérimentaux ont révélé qu’elles étaient actives contre toutes les formes de Leishmania major et sur des macrophages infectés par des parasites. Ces nanoparticules ont permis une cicatrisation de la lésion sur des souris infectées et une réduction significative de la charge parasitaire. Ces travaux ouvrent la voie au développement de médicaments plus efficaces et mieux tolérés que les traitements actuels contre la leishmaniose cutanée et d’autres infections parasitaires.

©Kawthar Bouchemal

Voir en ligne : Lire l’article sur le site de l’INC