Délégation ÎIe-de-France Gif-sur-Yvette
Centre national de la recherche scientifique

Accueil > Actualités

[Concours i-Lab 2019] - Trois lauréats pour le CNRS en Ile-de-France Sud

[Concours i-Lab 2019] - Trois lauréats pour le CNRS en Ile-de-France Sud

par Stéphanie Rigault - publié le , mis à jour le

Pour cette 21e édition du concours national i-Lab, le CNRS s’impose une nouvelle fois avec plus de 34 projets directement liés aux laboratoires de l’établissement.

En Ile-de-France Sud, le CNRS comptabilise trois lauréats dont un grand prix : Dafiné RAVELOSONA, pour le projet Spin-Ion et Ulrich SCHMIDHAMMER, pour le projet SHERIFF 4.0, Claude NOGUES, pour le projet Zi Surfaces.

Dafiné RAVELOSONA , chercheur CNRS :
Grand prix i-Lab 2019 dans le domaine Numérique, technologies, logicielles et communication.
Projet Spin-Ion Technologies

Solution innovante pour le traitement des matériaux magnétiques
augmentant la densité de stockage des mémoires numériques
La start-up Spin-Ion Technologies apporte une réponse aux besoins de la transformation
numérique. Elle développe une solution innovante pour le traitement des matériaux
magnétiques destinée à équiper les lignes de production des MRAMs (Magnetic
Random Access Memory), la mémoire numérique du futur.
Le procédé est basé sur l’utilisation d’un faisceau d’ions pour traiter les films
ultra-minces magnétiques afin d’améliorer leurs performances : en irradiant
ces matériaux par des ions, on parvient à corriger leurs défauts structuraux.
Les densités de stockage des mémoires MRAM, qui utilisent à ces matériaux
déposés en couche ultra-minces, s’en trouvent ainsi décuplées. Spin-Ion
Technologies a initié une relation privilégiée avec plusieurs leaders mondiaux
dans le domaine du développement des MRAMs. Des partenariats sont en cours
d’élaboration avec des équipementiers mondiaux et des fabricants de mémoires.

Ulrich SCHMIDHAMMER, ingénieur de recherche Université Paris-Sud
 :
Lauréat i-Lab 2019 dans la catégorie Eléctronique, traitement du signal et instrumentation
Projet Sheriff 4.0 : systèmes d’inspection en ligne rapides et automatisés pour l’industrie 4.0

Voir à travers la matière… C’est la solution proposée par
Teratonics pour aider l’industrie à diminuer ses coûts de
non-qualité. Grâce à une technologie brevetée, Teratonics
commercialise une solution innovante de contrôle non-destructif, à base d’impulsions
térahertz (THz) ultrabrèves. Cette technologie peut être déployée directement
sur une ligne de production afin d’effectuer des mesures tridimensionnelles et
de détecter des défauts dans 100 % de la production, de façon complètement
automatisée dans une logique d’industrie 4.0.
SHERIFF 4.0 (Système téraHErtz Robotisé, Intelligent et Flexible pour l’industrie
du Futur) permet de révéler l’invisible à l’intérieur de nombreux matériaux non
conducteurs (plastiques, composites, papier, semi-conducteurs), sans danger
pour les opérateurs (car sans rayons X), sans contact et rapidement.

Claude NOGUES, chercheur CNRS  :
Lauréate i-Lab 2019 dans la catégorie Pharmacie et biotechnologies.
Projet Zi Surfaces (Zéro Interférence Surfaces) : chimies de surface innovantes appliquées aux biopuces.

Zi Surfaces (Zéro Interférence Surfaces), spin-off du
laboratoire de biologie situé à l’ENS Paris-Saclay, développe
des chimies de surface innovantes appliquées aux biopuces
et s’insère dans le marché des biocapteurs. Poser un diagnostic précoce d’une
maladie, c’est-à-dire dès l’apparition des premiers symptômes, c’est permettre
aux patients de bénéficier rapidement de traitements validés. Ceci implique d’être
capable de détecter de très faible quantité ou variation en concentration d’un
biomarqueur directement dans les fluides corporels les plus simples à prélever
(sang, sérum, urine, salive…). Zi chimie de surface appliquée aux biopuces optimise
l’immobilisation de (bio)récepteurs et élimine le bruit de fond pour une lecture
directe et sensible des signaux détectés par tous les biocapteurs. Elle est robuste,
extrêmement stable, réfractaire aux interactions non-spécifiques et universellement
applicables à tous types de biomolécules.

Pour en savoir plus sur i-Lab

Initié en 1999, le concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes i-Lab est né de la volonté du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de renforcer le soutien à la création d’entreprises innovantes, d’accompagner au mieux le développement des start-up et d’encourager l’esprit d’entreprendre auprès des chercheurs et des jeunes de l’enseignement supérieur.

Depuis 20 ans, le concours a permis la création de plus de 2 000 entreprises, plus de 50 % de ces derrières sont issues de la recherche publique. Aujourd’hui 70 % des entreprises ayant bénéficié du concours i-Lab sont toujours en activité et certaines sont devenues des références dans leur domaine d’activité. Depuis sa création, i-Lab a mobilisé 450 millions d’euros et récompensés plus de 3 400 lauréats pour 22 500 candidatures !

Cette année, les projets lauréats issus de la recherche publique représentent 68 % des projets récompensés ! A noter également, une prédominance des projets dans les domaines de la santé, du numérique et de l’électronique.

Sur les 75 lauréats de la promotion 2019, 34 projets sont liés à des laboratoires CNRS, soit 45 % des lauréats i-Lab 2019 et parmi ces derniers 4 parmi les 10 Grands Prix. Les entreprises créées recevront une subvention d’un montant pouvant aller jusqu’à 600 000 euros.

©MESRI/xrpictures